Vente immobilière avec vue montagne savoie chambery

Note Historique

sur le site de Lémenc à Chambéry

LE SITE

Lémenc, à l’origine Lemincum, était une station de la grande voie romaine reliant la Gaule à l’Italie. Sur la pente de la colline, au sud-ouest des rochers de Lémenc, ont probablement été édifiées les premières habitations de la ville. Au fur et à mesure que les eaux du marais de la cluse ont abandonné le terrain, les habitants ont investi le bas de la colline et la rive gauche de la Leysse.

Selon le rapport de quelques auteurs, la première église sur le site de Lémenc remonterait à l’an 546, date à laquelle l’abbé d’Ainay envoie deux de ses religieux pour y fonder un couvent du même ordre.

Ce site comporte plusieurs édifices :

  • Le Prieuré,
  • L’abbaye,
  • La Tour du Prince (inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis le 5 septembre 1946),
  • L’Eglise (inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis le 16 mai 1966).

LE PRIEURE

Au début du XIe siècle (1029) Lémenc et ses dépendances furent données à l’abbaye d’Ainay de Lyon pour y établir ou repeupler un monastère. L’envoi de moines, qui s’ensuivit ainsi que certaines archives du monastère de Lémenc, laissent supposer qu’il existait déjà un établissement religieux sur le site (cf église mentionnée ci-dessus).

Ce prieuré bénédictin deviendra très important grâce à sa situation, sur la route menant à Rome il servira de lieu d’accueil pour de nombreux pèlerins. Pour ces raisons, et, étant la plus ancienne de la ville, l’église de Lémenc gardera la primauté sur le secteur de Chambéry jusqu’au XVe siècle, date de la construction de la Sainte chapelle.

projet immobilier domaine des monts chambery

L’ABBAYE

En 1603, une bulle du pape Clément VIII substitua les Feuillants de l’ordre de Cîteaux aux Bénédictins de Lémenc qui venaient à manquer. A partir de 1604, l’abbaye des Cisterciens prit progressivement la place du prieuré Bénédictin. La majeure partie de l’imposante demeure actuelle date vraisemblablement de cette époque.

Au début de l’occupation de la Savoie, à l’époque de la Révolution Française, les religieux de Saint François (Franciscains) s’installent dans le couvent de Lémenc, à la place des Feuillants (un hôpital militaire ayant été établi dans leur couvent primitif en 1779).

A cette même période, le clocher et le carillon de l’église furent détruits, le jubé démoli, les stalles de l’avant chœur ainsi que l’orgue ont été enlevés. Le couvent et le presbytère de Lémenc furent vendu au nom du gouvernement français le 24 mars 1799 au sieur Byrde. L’édifice passa ensuite à un autre acquéreur, qui le vendra en 1808 aux Religieuses de la Visitation pour 2300 francs il n’est plus qu’une ruine. Il devient par la suite un pensionnat comptant jusqu’à quatre-vingt élèves.

Au cours des bombardements de mai 1944, une grosse partie de l’édifice sera détruite, (notamment la chapelle et l’aile nord-ouest) incitant les Visitandines à la vente du bâtiment. Les sœurs de Saint-Joseph prennent possession des lieux le 4 octobre 1956. Reconstruit, le couvent a abrité depuis cette date deux internats (collège Notre Dame du Rocher et lycée Saint Ambroise).

L’EGLISE

En 1490, la reconstruction de l’église de Lémenc fut entreprise suite à l’incendie du clocher. Elle ne fut achevée qu’en 1513. On éleva un petit clocher au dessus du portail, avec une inscription sous la corniche. On aperçoit également sur la façade de l’église la trace de la pente de l’ancien toit, au dessus duquel s’élevait alors le clocher. On plaça au sommet du portail les armoiries de la famille Villette-Chivron, principaux bienfaiteurs de l’église. La façade principale a subi de nombreux remaniements au cours de l’histoire. Les arcades romanes en pierres, vestiges de l’église primitive, restent toutefois visibles aujourd’hui. L’édifice est composé d’une nef unique, comportant des peintures murales de style Renaissance (1510). Son sol fut rehaussé de 1,5 mètre en 1827 en raison de problèmes d’humidité menaçant l’édifice.

Le chœur de l’église, aux proportions assez vastes, est éclairé de vitraux de style gothique flamboyant (réalisés par le maître verrier lyonnais Lucien Bégule). Au dessous, sont disposées deux statues de bois : la vierge et l’archange Gabriel. L’église abrite également le tombeau funéraire en marbre blanc du général de Boigne, grand bienfaiteur de Chambéry (œuvre du sculpteur Cacciatori, 1831).

La Crypte est l’un des plus anciens vestiges de la chrétienneté en Savoie. Il s’agit d’une étroite pièce ronde au centre de laquelle se trouve une rotonde de pierre qui daterait de l’église primitive (à l’origine soit baptistère soit reliquaire). De forme hexagonale, elle est formée de six colonnes ornées de chapiteaux à feuilles d’acanthe, sur lesquelles repose une coupole.

La crypte de style gothique fut construite au XVe siècle pour supporter l’église supérieure. Ses voûtes reposent sur quatre colonnes, dont les chapiteaux) sculptés représentent les quatre âges de la vie (enfance, jeunesse, âge adulte, vieillesse), au travers des quatre saisons.

LA TOUR DES PRINCES

La Tour des Princes, à l’origine maison forte du prieuré, est la partie la plus ancienne du couvent. Elle fut construite par Jean Monthion (le prieur de l’époque) en 1452, au sud-ouest du couvent. Deux de ses fenêtres donnent sur le clos de la visitation, et deux autres, plus petites, sur la route. La tour comporte trois pièces une par étage. La plus riche est située au premier, plafonnée d’un plancher à poutres et solives apparentes soigneusement exécuté. C’est dans cette tour que mourut le 7 novembre 1497, Philippe II, (surnommé « sans terre ») duc de Savoie, beau-frère de Louis XI et grand-père de François 1er (roi de France).

annonces projet immobilier domaine des monts chambery